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Co-compostage

Le Syndicat des Cramades porte le projet d’installation sur son site d’une plateforme de co-compostage.plan-batiment-co-compostage

L’objectif est de traiter les boues produites dans les stations d’épuration des eaux usées domestiques en les compostant avec l’ensemble des déchets verts récoltés sur le territoire. Le produit issu de ce traitement sera un compost, véritable matière première fertilisante comparable à un engrais, répondant à la norme AFNOR NFU 44-095 utilisable en agriculture biologique.

Pourquoi une plateforme de co-compostage ?

  • réduire les coûts de traitement supportés par les communes
  • valoriser par traitement biologique un déchet complexe à traiter
    (le compostage constitue un des procédés de traitement de la matière organique biodégradable avec la production d’un matériau stable pour le stockage, et pour l’application au sol, sans effets néfastes pour l’environnement)
  • Fabriquer un véritable produit de qualité pour l’agriculture

Le compost présente un certain nombre de qualités agronomiques en favorisant l’enracinement, et en maintenant le sol en état de fertilité. Il améliore sa structure, son aération, son drainage, son activité biologique en augmentant ses réserves en eau et en éléments nutritifs. Le compost qui sera issu de la plateforme de co-compostage des Cramades sera conforme à la norme Afnor NFU 44-095.

Il sera utilisable en agriculture biologique.

Comment cela fonctionne ?

● Les boues issues de l’assainissement collectif (stations d’épuration, lagunes, décanteurs digesteurs,…) seront collectées à la demande des communes et prétraitées sur place, partiellement déshydratées et transportées ensuite sur le site des Cramades, grâce à une station mobile de déshydratation. Visuel camion.

● Les boues et les déchets verts sont entreposés dans leurs aires de stockage. Les boues sont maintenues séparées.

● Sur la plateforme, les boues et les déchets verts seront introduits dans une mélangeuse.

● Le produit issu de la mélangeuse sera mis dans des tunnels confinés.

La phase de fermentation qui suivra, pendant 4 semaines, permettra l’hygiénisation du produit

Le produit sera ensuite maturé dans des box pendant 8 semaines. Ces phases de fermentation et de maturation, susceptibles de générer des nuisances olfactives, seront réalisées dans un bâtiment hermétique et équipé d’un système de désodorisation et de traitement des odeurs.

● A l’issue de la maturation le produit sera criblé

● Le compost réalisé sera stocké sur une plateforme extérieure en attendant d’être vendu.

Les refus de criblage, les déchets verts qui n’auront pas été suffisamment dégradés ? Ils subiront le nouveau procédé complet

 

Capacité de traitement

L’installation permettra de traiter 1500 tonnes de boues de stations d’épuration et 2500 tonnes de déchets verts issus des points de collecte.

Un process respectueux de l’environnement

Il intègre un procédé de traitement spécifique dans des bâtiments entièrement clos. L’ensemble des opérations susceptibles d’être génératrices d’odeurs est réalisé sous bâtiment fermé et désodorisé. L’aération dans les tunnels sera contrôlée.

L’air vicié des tunnels et l’air ambiant de l’usine sont traités par des biofiltres.

 

Organisation

Les déchets verts

Chaque Communauté de communes sera équipée de deux ou trois points de collecte des déchets verts où les habitants et les services municipaux pourront déposer leur tonte de pelouse, leur taille de haies et d’arbres, les feuilles et leurs résidus de jardin.

Le Syndicat des Cramades viendra récolter ses déchets verts qui seront acheminés sur la station de co-compostage au Cramades.

Les boues

Le Syndicat se déplacera sur le territoire en fonction des besoins des communes. Les boues issues de l’assainissement collectif (stations d’épuration lagunes, décanteurs digesteurs) seront prétraitées sur place, partiellement déshydratées et transportées sur le site.

Un engrais de qualité

Afin de veiller à la traçabilité et à la qualité du produit fini, des analyses complètes seront réalisées tout au long du procédé de compostage. Explications

Une norme exigeante, un Syndicat exigeant

La norme NFU 44-095 fixe des concentrations maximales admises dans les boues (éléments traces métalliques …). Ces teneurs à respecter pour le compost normé sont jusqu’à 8 fois plus sévères que pour les boues entrantes dans la fabrication du compost non normé.

Un contrôle draconien sur les boues entrantes sur la plate-forme

  • Un contrôle sera effectué après chaque opération de déshydratation des boues sur la station mobile et un prélèvement de chaque lot de boues (issues de producteurs différents ) avant l’entrée dans le process de co-compostage.
  • Il n’y aura pas d’analyse à ce stade du process.
  • Ce prélèvement, sera réalisé avant le mélange avec des boues provenant de plusieurs producteur de déchets. Producteur = station d’épuration
  • Le responsable de la plateforme sera formé afin de réaliser ces opérations dans le respect du protocole de prélèvement.

Un contrôle draconien sur les boues entrantes dans le process de co compostage

  • Quand les boues, provenant de plusieurs producteurs de déchets auront été mélangées et qu’une analyse sera effectuée sur chaque lot entrant dans le process de co compostage. Cette analyse est obligatoire.
  • L’ensemble de ces analyses sera réalisée par un organisme indépendant.

En cas de non-conformité du lot de boues entrant (les concentrations supérieures aux valeurs maximales autorisées) il sera enfoui sur le site du centre de stockage des déchets des Cramades, habilité par arrêté préfectoral à recevoir ce type de déchet.

Par ailleurs, en cas de non-conformité, les prélèvements effectués au stade de la déshydratation seront analysés afin d’identifier la provenance des boues non conformes.

Un contrôle draconien sur la qualité du compost produit

  • Avant toute commercialisation, une vérification de la conformité du compost à la norme sera faite par un organisme habilité sur chaque lot de produit commercialisable.
  • Les analyses porteront notamment sur les microorganismes et les éléments traces métalliques.

En cas de non-conformité du produit final, le Syndicat des Cramades a d’ores et déjà décidé que le lot serait admis en enfouissement.

Aucune commercialisation de compost non normé ne sera effectuée.

Toutes les étapes du process sous contrôle

Des registres seront tenus à jour afin de garantir la traçabilité des déchets.

Des registres obligatoires (conformément à la norme NFU 44-095)

  • Un « registre de stockage » pour identifier quotidiennement les boues entrantes sur la Plateforme de co-compostage.
  • Un « registre des entrées » pour suivre l’entrée des boues dans le process de co compostage.
  • Le « registre de production » pour retracer tous les éléments en cours du procédé de compostage (les analyses de température par exemple)
  • Le registre de produit fini pour synthétiser toutes les analyses du produit en sortie de process.
  • Le registre des lots commercialisables pour recenser tous les lots conformes à la norme mis sur le marché (destinataire, transporteur, quantité, numéro de lot…)

Deux registres supplémentaires mis en place à l’initiative du Syndicat

  • un registre des lots non conformes en entrée admis en enfouissement
  • un registre des lots non conformes en sortie de process admis en enfouissement

Mesures complémentaires en faveur de la protection de l’environnement

Une station de traitement des lixiviats est en service sur le site du centre de stockage des déchets des Cramades.

  • La plateforme de co-compostage sera reliée à cette station de traitement afin de garantir que tous les jus issus du procédé de compostage et toutes les eaux ayant été en contact avec les déchets soient retraitées avant leur rejet dans le milieu naturel, conformément aux valeurs maximales fixées par paramètre par la règlementation en vigueur.

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